Cet article ne traitera pas de "comment perdre du poids rapidement" et ne vous montrera pas un "entraînement miracle pour faire un Ironman demain". La perte de poids, c’est aussi un gros travail émotionnel. L’article suivant traitera donc de travail acharné, de persévérance et de montagnes russes d’émotions.

C’est mon parcours, mes expériences, au cours desquelles j’ai rassemblé quelques leçons importantes que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui.


Mon histoire

Voici une photo de moi, sur la plage au Mexique en 2011.

Beach in Mexico

Imaginez-vous, à la veille de mes 30 ans, ma balance affichait 190 lb et ma santé était à son pire.

J'ai toujours été active, mais je m’étais perdue depuis quelques années. Mon travail sur la route et des habitudes alimentaires plus ou moins saines m’ont fait prendre du poids sans vraiment que je m'en rende compte…

On pourrait dire que je vivais un peu dans le déni, même si je devais constamment refaire ma garde-robe pour pouvoir porter des vêtements à ma taille. En réalité, c’est que manger est devenu ma dépendance et la nourriture, ma drogue. Dès que je terminais un repas, je comptais les heures avant le prochain. C’était ma principale source de réconfort, mais aussi ma pire punition… Le cercle vicieux de la dépendance.

Je ne surprendrai personne en disant que mon estime était à son bas fond… Ma consommation d’alcool augmentait pour compenser mon manque de confiance en moi, et toutes mes relations commençaient à en souffrir.

Tout ça pour dire que cette fameuse photo de moi au Mexique en 2011 représente un moment charnière dans ma vie. Elle marque le point de départ de mon changement radical vers un mode de vie plus sain, car je ne voulais plus être la fille obèse que j’étais devenue.

À mon retour, je me suis prise en main. Je me suis imposé des choix alimentaires très stricts et des séances d'entraînement encadrées d'un entraîneur privé, plusieurs fois par semaine.

J’ai souffert, j’ai pleuré de faim et de rage, car ma dépendance me forçait à vouloir maintenir mes anciennes habitudes. Par contre, j’étais aussi disciplinée, déterminée et très persévérante. Grâce à mes efforts, il n’y a pas eu une semaine où je n’ai pas perdu de poids, et chacune de ces pertes était une victoire.

Tout ça n’a pas été en vain, car en cinq mois, j’ai réussi à perdre 50 livres. C’était motivant, je voyais les changements dans mon corps et dans mon niveau d’énergie.

J’ai alors eu envie d’un autre défi : faire un demi-Ironman.

Aujourd’hui, je suis fière de dire que j’ai fait quatre demi-Ironman et un Ironman. La route n’a pas toujours été facile, mais oh combien formatrice. Ma vision de l’entrainement, mais surtout de l’alimentation, a été complètement basculée. Voici mes apprentissages.

Ironman

En route vers le Ironman: Mes apprentissages

Road to Ironman

1. Apprendre les bases d’une bonne alimentation.

Les humains ont des centaines de décisions alimentaires à prendre par jour, et la seule façon d’éviter d’en prendre des mauvaises, c’est de comprendre l’influence que la nourriture peut avoir sur son corps. Connaître les meilleures combinaisons alimentaires afin d’optimiser son alimentation, c’est ça le vrai défi, mais aussi la vraie clé vers le succès.

2. Travailler avec une nutritionniste pour bâtir un plan de nutrition adapté.

Après avoir maîtrisé les bases, la prochaine étape a été de travailler avec un professionnel pour m'aider à élaborer un plan d'alimentation personnalisé qui optimiserait chaque aspect de mon trajet vers le Ironman: je devais manger suffisamment pour rester en bonne santé, pour me donner l'énergie nécessaire aux entraînements, mais aussi pour bien récupérer après.

3. Planifier des repas portionnés, faits avec des aliments sains.

Lorsqu’on s’entraîne pour un Ironman ou un demi-Ironman, les facteurs auxquels ont doit réfléchir sont si nombreux (sans compter tout le reste : boulot, vie sociale, etc.), que de ne pas avoir à penser aux repas pour la semaine, ça enlève un énorme poids (sans jeu de mots). Ça m’a permis de toujours manger des aliments sains, proportionnés, frais, et ainsi, maintenir la discipline requise pour être au meilleur de ma forme.

4. En compétition, manger le plus naturel possible et respecter les limites de son corps.

L’alimentation lorsqu’on se prépare pour un Ironman c’est une chose, mais de savoir quoi et quand manger juste avant et pendant la compétition, c’est un tout autre défi. Il faut savoir comment notre corps réagit à tous les aliments et comment doser ceux qui nous causent des effets secondaires, afin de bâtir un plan nutritionnel optimal le jour de la compétition.

Lors de mon Ironman, j’ai suivi mon plan nutritionnel à la lettre, mais à l’étape de la course à pied, les glucides dans mes collations m’ont causé des problèmes à partir du 12e kilomètre. Par contre, je savais exactement ce que je devais faire pour contrer mes symptômes et j’ai rectifié le tir sur le champs.

La connaissance, c’est la meilleure forme de prévention!

D’autres éléments à tenir en compte pour un mode de vie sain, en rafale:

  • Diminuer sa consommation d’alcool
  • Éviter les aliments transformés
  • Augmenter sa consommation d'eau
  • Se fixer de petits objectifs atteignables rapidement

Une alimentation plus saine, combinée avec l’entraînement, pour une vie plus stimulante

Changing your life for the better

En route vers un Ironman, l’entraînement est évidemment un facteur extrêmement important, mais ce qui a été encore plus formateur pour moi à travers cette expérience, c’est d’apprendre à manger. J’ai réussi à transformer ma dépendance en un outil qui pouvait m’aider à me dépasser.Mon changement de style de vie et mes apprentissages m’ont permis d’atteindre l’objectif d’une vie : non seulement d’être en santé, mais de le rester.

Pour moi, toute cette aventure a changé la façon dont je vois le monde. J’ai maintenant 37 ans, un peu plus de 8 ans après cette fameuse photo de moi sur la plage, et je ne me suis jamais sentie aussi vivante, stimulée et motivée.

J’espère que mon histoire peut en inspirer plus d’un, mais sachez qu’on n’a nul besoin de faire un Ironman pour être en santé. Tout ce que ça prend, c’est quelques petits changements à son alimentation et son mode de vie.

À vous d’essayer!

- Andréanne Germain

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Andréanne Germain

Je n'ai pas de don particulier, ma vie n'est pas extraordinaire. Je suis maître de mon destin, je ne fais pas ce que l'on s'attend de moi, j'explore, je me dépasse, je repousse les limites. Je suis Andréanne.

I am not a high level athlete, I'm an ordinary girl, with a deep intensity and the conviction of being able to accomplish everything. My engine is my will, it's my only limit!

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